Bureau avec setup HomeLab ambiance réveillon et écran de monitoring, illustrant la rétrospective des top services self-hosted 2025.
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Rétrospective 2025 : Mon Top 5 des services self-hosted

On ne va pas se mentir, 2025 est passée à une vitesse folle. Entre le boulot, la vie de famille (ça y est, la petite a 2 ans et court partout !) et la maison neuve, le temps alloué à la maintenance de mon serveur a drastiquement chuté. C’est pourquoi j’ai décidé de compiler ce top des services self-hosted 2025

Cette année, mon mot d’ordre pour le Homelab a été : efficacité. Même si mon serveur a largement la puissance pour faire tourner des usines à gaz, je n’ai plus l’envie et le temps de les maintenir. J’ai cherché à remplacer les outils complexes par des solutions qui font une seule chose, mais qui la font parfaitement bien.

Pour clôturer cette année, voici les 5 services que j’ai découverts, installés et immédiatement adoptés en 2025.

1. DockFlare : L’automatisation des tunnels Cloudflare

📦 Repo : github.com/ChrispyBacon-dev/DockFlare

C’est ma pépite technique de l’année. Je tourne encore sous Nginx Proxy Manager (NPM) aujourd’hui, avec une migration vers Traefik prévue pour 2026, mais DockFlare m’a déjà permis de goûter à ce qui fait la force de Traefik : le bonheur des « labels » Docker pour exposer un service automatiquement.

DockFlare fait exactement la même chose, mais pour les tunnels Cloudflare. Plus besoin d’aller configurer le tunnel manuellement ou de modifier un fichier config centralisé. J’ajoute un label dockflare.hostname=mon-service.bastien.fr dans mon docker-compose.yml, et boum, le tunnel est monté et le DNS est propagé. C’est du « Set and Forget » comme je l’aime.

YAML
services:
  portainer:
    container_name: portainer
    image: portainer/portainer-ce:lts
    restart: always
    volumes:
      - /var/run/docker.sock:/var/run/docker.sock
      - /config/portainer:/data
    ports:
      - 9443:9443
      - 8000:8000
    labels:
      - "dockflare.enable=true"
      - "dockflare.hostname=portainer.your-domain.com"
      - "dockflare.service=http://portainer:9000"
      - "dockflare.access.group=admin-team"

2. Arcane : La gestion Docker sans le gras

📦 Repo : github.com/ofkm/arcane

J’ai testé Portainer et Dockge par le passé, mais je ne les ai pas gardés longtemps : trop lourd pour l’un, pas assez utile pour l’autre. Mais cette année, c’est Arcane qui a gagné sa place sur mon serveur. C’est une interface de gestion pour Docker qui se concentre sur l’essentiel : les logs, le redémarrage des conteneurs et l’édition rapide des variables d’environnement.

C’est ultra-léger, ça se charge instantanément et l’interface est un modèle de clarté. Pour un dev backend qui veut juste vérifier pourquoi un worker a crashé sans charger une UI de 50 Mo, c’est le bonheur.

Tableau de bord Arcane affichant l'utilisation CPU et RAM, ainsi qu'une liste de conteneurs Docker actifs comme Sonarr et Overseerr.

3. BentoPDF : Le couteau suisse du PDF

📦 Repo : github.com/alam00000/bentopdf

On a tous besoin de manipuler des PDF : fusionner deux documents administratifs, signer un contrat, ou supprimer une page inutile. BentoPDF est arrivé en 2025 comme une alternative fraîche aux suites existantes.

Ce que j’adore, c’est l’esthétique « Bento » qui rend l’outil très lisible. C’est fluide et moderne. Côté fonctionnalités, ça reste rustique sur certains points (le découpage se fait par saisie de plages de pages, pas par glisser-déposer), mais c’est fiable et sans fioritures. C’est devenu l’outil par défaut que j’ouvre dès que j’ai des opérations à faire sur un pdf.

4. Booklore : Ma bibliothèque SF/Fantasy réinventée

📦 Repo : github.com/booklore-app/booklore

Vous savez que je suis un gros lecteur de SFFF. J’utilisais jusqu’ici calibre-web-automated, efficace mais avec une interface dense et parfois fouillis.

Booklore, c’est un peu comme si Calibre avait passé un coup de polish. C’est plus moderne, plus léger, et surtout, ça respecte mes fichiers : contrairement à Calibre, il ne modifie jamais les EPUBs originaux (une option existe pour activer cette geature). La gestion des métadonnées est automatique (avec un diff clair pour valider), le lecteur intégré est top, et l’interface multi-utilisateur en fait une vraie solution familiale. C’est l’écrin que ma collection méritait.

Capture d'écran de Booklore montrant la page avec les infos d'un livre.

5. Papra : L’archivage compatible « WAF »

📦 Repo : github.com/papra-hq/papra

Paperless-ngx est un outil fantastique techniquement, mais c’est une véritable usine à gaz à configurer et à expliquer à ses proches.

J’ai découvert Papra cette année et c’est tout ce que j’attendais d’une gestionnaire de document moderne moderne : zéro config (quelques lignes de Docker Compose et ça tourne), OCR inclus par défaut et surtout un système de tagging automatique intelligent. C’est la simplicité incarnée : on balance le document, l’outil fait les associations, et on retrouve tout via la recherche. C’est installé en 10 minutes montre en main, et pour la première fois, le WAF (Wife Acceptance Factor) est au vert.

Mentions honorables

Bon, je triche un peu, ça ressemble plus à un Top 10 qu’à un Top 5, mais l’année a été riche en découvertes :

  • Actual Budget (GitHub) : Je suis en train de migrer mes comptes dessus. Le principe du « Zero-based budgeting » me plaît, et le fait que ce soit self-hosted me rassure pour mes données bancaires. À voir sur la durée en 2026.
  • Beszel (GitHub) : Le monitoring pour ceux qui ne veulent pas d’un doctorat en Prometheus. C’est léger, ça s’installe en deux secondes via Docker, et ça me donne juste ce dont j’ai besoin : CPU, RAM, Disque, Docker stats. Le complément idéal d’Arcane.
  • Audiobookshelf (GitHub) : Depuis que je me suis mis à la course à pied, les livres audio ont remplacé la musique. C’est le Plex du livre audio : synchro impeccable et interface mobile au top. Adieu l’abonnement Audible.
  • Autobrr (GitHub) & cross-seed (GitHub) : Le duo gagnant de l’automatisation. Autobrr attrape les nouveautés via IRC à la vitesse de l’éclair, et cross-seed scanne mes fichiers locaux pour trouver des opportunités de seed sur d’autres trackers sans rien télécharger de plus. Indispensable pour maintenir un bon ratio sans effort.
  • SimpleLogin (GitHub) : Je l’expérimente actuellement pour créer des alias d’email à la volée. L’objectif est de reprendre le contrôle de ma boîte mail et de limiter le spam, mais je n’ai pas encore assez de recul pour le conseiller les yeux fermés.

Bonus : Le coin du Terminal (Productivité)

Ce n’est pas du self-hosted pur, mais ces deux outils ont changé mon quotidien de développeur cette année :

  • pbcopy / pbpaste (macOS) : Fini les fichiers temporaires pour copier un diff. Un simple git diff | pbcopy et c’est dans le presse-papier. Tout bête, mais indispensable.
  • OpenCommit + Ollama (GitHub) : La flemme d’écrire des messages de commit ? Moi aussi. OpenCommit génère automatiquement un message respectant la convention Conventional Commits en analysant vos changements stagés. En le connectant à mon instance locale Ollama, c’est gratuit, privé et redoutablement efficace. Juste une commande : oco.

Et vous, c’est quoi la « killer app » ou la commande que vous avez découverte cette année ? On se retrouve dans les commentaires (ou sur Bluesky) pour en discuter.

Bon, je vous laisse, les toasts au saumon m’attendent.

Bon réveillon et à l’année prochaine !

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