Tout commence par un échec, comme souvent.
J’ai une pompe à chaleur Daikin Altherma sur plancher chauffant. Sur le papier, l’option « Réversible » existe et elle est là, bien visible dans le menu installateur mais grisée. Et le blocage n’est pas logiciel : il est physique. Il faut faire sauter un cavalier sur la carte mère. Traduction : sur un appareil encore garanti, pas de rafraîchissement sans intervention, et surtout pas de solution ce week-end-là, avec 35 °C au programme.
D’où le repli vers ce que tout le monde finit par acheter en juin, la mort dans l’âme : un climatiseur mobile monobloc.
Dreame, vous connaissez sûrement pour les robots aspirateurs et les tondeuses autonomes. Le constructeur s’attaque maintenant au traitement de l’air avec sa gamme P-Wind10.
Je l’ai donc collé sur le banc de test maison : sonomètre, thermomètre connecté, et un peu de mauvaise foi. Spoiler : il refroidit très bien. Le problème est ailleurs.
Fiche technique
| Caractéristique | Dreame P-Wind10-C 9 000 BTU |
|---|---|
| Référence exacte | Climatiseur portable Dreame P-Wind10-C, 9 000 BTU |
| Type | Climatiseur mobile monobloc |
| Fonctions | Refroidissement, ventilation, déshumidification |
| Puissance frigorifique | 9 000 BTU/h — 2,6 kW |
| Débit d’air | Jusqu’à 330 m³/h |
| Surface annoncée | Jusqu’à 33 m² |
| Déshumidification | Jusqu’à 1,16 l/h |
| Niveau sonore annoncé | Jusqu’à 65 dB |
| Classe énergétique | A — réfrigérant R290 |
| Dimensions | 28,5 × 30,5 × 70 cm |
| Poids | 22,3 kg |
| Connectivité | Wi-Fi, application Dreamehome |
| Commandes | Écran LED, télécommande, application |
| Autres | Oscillation automatique, minuterie 24 h, mode sommeil |
| Prix | 399 € (on le trouvait sous les 300 € avant la canicule de juin 2026) |
Deux puissances au catalogue, 7 000 et 9 000 BTU, en deux coloris.
Petite subtilité de nomenclature : le suffixe désigne le coloris, pas la puissance. J’ai testé le P-Wind10-C, le crème avec bandeau doré. Le P-Wind10-B est le modèle anthracite à bandeau bois. Même machine, même 9 000 BTU, même fiche technique mais colorie différente.
Un climatiseur qu’on n’a pas honte de laisser dans le salon
Commençons par le plus subjectif. Un climatiseur mobile, c’est historiquement un gros bloc de plastique blanc, moche, qu’on planque derrière un fauteuil et qu’on remonte de la cave chaque été en soupirant.
Là, il y a un vrai effort. Lignes propres, façade travaillée, format vertical compact, quatre roulettes souples qui permettent de le déplacer sans se faire un lumbago. Écran LED en façade, pilotage au choix par les boutons physiques, la télécommande ou l’appli.
Restons lucides : ça reste 70 cm de haut avec une gaine de 150 mm qui part vers la fenêtre. Personne ne va le mettre en avant sur Pinterest. Mais dans la catégorie « objet encombrant qu’il faut supporter visuellement tout l’été », il joue clairement dans le haut du panier.

Installation : j’ai eu de la chance
Ce qu’il y a dans le carton
Dans le carton : la gaine d’évacuation, un tuyau de vidange, le raccord, l’adaptateur de fenêtre, la télécommande et un kit de calfeutrage.
Ce kit est prévu pour des fenêtres coulissantes. Chez moi, coup de bol, c’est exactement ce que j’ai. Petite réserve quand même, qui n’apparaît nulle part sur la fiche produit : le panneau était trop grand pour mon ouvrant. Il a fallu le recouper. Rien de dramatique, c’est du plastique, une scie à métaux en vient à bout en deux minutes et la coupe reste propre. Mais on n’est pas sur du plug-and-play intégral, et il faut donc avoir une scie sous la main.
Le problème des fenêtres françaises
Autant l’annoncer tout de suite pour que vous puissiez pondérer la suite : moyennant un coup de scie, je fais partie de la minorité pour qui ce produit s’installe avec le seul contenu du carton.
Et c’est bien une minorité. Le parc immobilier français est massivement équipé de fenêtres battantes et oscillo-battantes, pour lesquelles le kit fourni ne sert strictement à rien. Dreame l’admet sans détour dans sa FAQ : si votre fenêtre n’est pas coulissante, l’appareil fonctionne toujours, mais il faudra prévoir un accessoire d’étanchéité supplémentaire. Non fourni, évidemment.
Si vous êtes dans ce cas :
- soit vous achetez une toile de calfeutrage universelle à fermeture éclair, comptez 20 à 40 € ;
- soit vous fabriquez votre panneau, PVC alvéolaire ou contreplaqué découpé à la dimension. Bonne nouvelle si vous partez là-dessus : le panneau d’origine se travaille très bien, rien n’empêche de s’en servir comme gabarit.
Ce n’est pas rédhibitoire, et le défaut est partagé par à peu près tous les climatiseurs mobiles vendus en France. N’empêche : mettre 400 € dans un appareil et découvrir le jour de la livraison qu’il manque une pièce à 30 € pour que ça marche correctement, avec 35 °C dehors, ça pique. Anticipez, commandez la toile en même temps que la clim.
Sans calfeutrage efficace, l’air chaud rentre par l’ouverture au fur et à mesure que la machine refroidit la pièce. Le climatiseur passe son temps à compenser et le résultat n’a plus rien à voir. La courbe que je montre plus bas n’aurait pas la même tête avec une fenêtre mal fermée. Gardez-le en tête au moment de vous comparer.
Dernier détail qui a son importance : l’engin pèse 22,3 kg. Si vous êtes au 3ème sans ascenseur, prévoyez un ami ou une bonne mutuelle.

Efficacité : là, rien à redire
C’est le point où il tient largement ses promesses. Voici le relevé de mon thermomètre connecté dans la chambre parentale, soirée du mardi 28 juillet 2026.
Le contexte compte autant que la courbe, alors autant le donner : ce jour-là dans le Nord, 31 °C l’après-midi et encore 30 °C en soirée. On n’est pas sur un test de complaisance à 24 °C fenêtre ouverte — la machine bosse contre un delta réel.

La lecture est nette :
- 26,0 °C au démarrage ;
- chute franche entre 19h10 et 20h00, de 25,6 °C à 23,4 °C. 2 °C perdu en cinquante minutes ;
- puis stabilisation lente jusqu’à 22,8 °C (l’appareil était réglé sur 23°C) à 21h27.
Au total : -3,2 °C en un peu plus de trois heures, dans une pièce calfeutrée avec le kit d’origine. Et la pente initiale compte autant que la valeur finale, on sent le changement rapidement. On ne passe pas la soirée à attendre en fixant le thermomètre.
Mais le chiffre qui compte vraiment, c’est l’autre : à 21h27, il fait 22,8 °C dedans pour 30 °C dehors. Sept degrés d’écart tenus, dans une chambre, avec un monobloc à 400 balles. C’est là que le produit se justifie.
S’ajoute l’effet déshumidification, invisible sur la courbe mais immédiatement perceptible. Le compresseur assèche l’air en même temps qu’il le refroidit, et 23 °C secs sont infiniment plus supportables que 23 °C moites. En mode froid, l’auto-évaporation gère la condensation seule. Mais attention, il n’y a pas de réservoir sur cette machine. J’y reviens.
Côté fiche verte : classé A, réfrigérant R290 (propane), à très faible potentiel de réchauffement global. C’est le bon choix technique aujourd’hui.
Trois modes, dont deux à manier avec des pincettes
Ventilation, refroidissement, déshumidification. Pas de chauffage, malgré un format qui pourrait laisser croire à un réversible.
Ventilation : le mode le plus inutile de la machine
Sur le principe c’est le mode de secours : pas de compresseur, donc pas besoin d’évacuer quoi que ce soit par la fenêtre. On brasse l’air, point.
En pratique, il fait autant de bruit que le mode clim. Parfaitement logique quand on y réfléchit deux secondes : l’essentiel du vacarme vient de la turbine, pas du compresseur. Couper le compresseur ne change donc presque rien. Résultat, vous avez un appareil de 22 kg qui souffle à plus de 55 dBA pour faire ce qu’un ventilateur colonne à 50 € fait plus discrètement, en occupant dix fois moins de place.
Soyons directs : pas de fenêtre, pas de clim. Achetez un ventilateur. Ce mode sert à dépanner, pas à constituer un usage.
Déshumidification : pas de réservoir, tuyau obligatoire
Attention, ce point peut vous coûter un parquet. Il n’y a aucun réservoir de récupération d’eau sur cette machine. En mode déshumidificateur, l’eau extraite doit partir quelque part. Si le tuyau de vidange n’est pas raccordé à une évacuation, elle finira par terre.
Ce n’est pas un défaut en soi, beaucoup de climatiseurs fonctionnent ainsi en misant sur l’auto-évaporation qui renvoie la condensation dans le flux d’air chaud. Sauf que l’auto-évaporation ne suit pas en mode déshumidificateur dédié. C’est précisément le mode où l’on cherche à extraire un maximum d’eau. Le tuyau passe donc d’optionnel à obligatoire.
Orientation du flux : à moitié motorisée
Le soufflage vertical est fixe. Les lamelles se règlent à la main, une fois pour toutes, sans moteur. En revanche l’oscillation gauche/droite est bien motorisée et pilotable. C’est un compromis acceptable, mais à connaître avant de choisir où poser l’engin : la hauteur du souffle, vous la réglez physiquement, et vous ne la changerez plus depuis le canapé.
Un exemplaire noyé dans l’huile, et un SAV qui assure
Petit épisode qui n’a rien à voir avec la conception du produit mais tout à voir avec ce qui se passe quand ça tourne mal.
Le premier exemplaire est arrivé couvert d’huile. De l’huile de compresseur, selon toute vraisemblance : défaut d’étanchéité du circuit,ou choc pendant le transport ayant fait sortir le lubrifiant. Direction poubelle, on ne fait pas tourner un compresseur qui a perdu son huile.
Le SAV Dreame a été réactif et compétent : diagnostic accepté sans discussion et remplacement expédié rapidement. La procédure demandée est classique : détruire l’étiquette signalétique de l’appareil défectueux et en envoyer la preuve. Ça évite de renvoyer un colis de 22 kg tout en garantissant que la machine ne repartira pas en circulation.
Un exemplaire défectueux ne dit évidemment rien de la fiabilité de la série : c’est un cas isolé, ça arrive chez tout le monde. En revanche, la qualité d’un SAV se mesure dans ces moments-là. Sur ce point, Dreame s’en sort bien.
Le bruit : le vrai sujet
Et maintenant, le point qui va décider si cet appareil est fait pour vous ou pas.
J’ai sorti le sonomètre pour objectiver ce que mes oreilles hurlaient déjà.
Un détail qui a son importance : ces relevés ont été pris le même soir que la courbe de température, entre 19h18 et 19h20. Si vous remontez au graphique plus haut, c’est exactement le moment où la pente est la plus raide. La machine était en plein effort, compresseur sollicité en continu pour arracher ses 2 °C en cinquante minutes. Autrement dit, ce que vous allez lire c’est le bruit de l’appareil quand il travaille vraiment. Ce qui tombe bien, parce que c’est précisément là qu’on l’écoute.
Trois mesures, trois distances


Plutôt que de balancer un chiffre unique, j’ai mesuré à trois positions différentes. C’est nettement plus parlant :
| Position du micro | Relevé |
|---|---|
| À 1m de l’appareil | 59,4 dBA |
| À 2 m (position du lit) | 54,3 dBA |
| Collé au compresseur | 69,3 dBA |
Les 69,3 dBA au contact ne sont pas une valeur d’écoute, c’est une mesure à la source : utile pour situer d’où vient le bruit, inutile pour savoir ce que vous allez subir. Retenez les deux autres.
Le chiffre qui compte vraiment, c’est le dernier. 54,3 dBA à hauteur d’oreiller. L’OMS recommande de ne pas dépasser 30 dB dans une chambre pendant la nuit. On est à plus de 24 dB au-dessus, c’est-à-dire (l’échelle étant logarithmique) plusieurs centaines de fois plus d’énergie sonore que ce qui est considéré comme compatible avec un sommeil réparateur.
Un ronflement large bande, impossible à filtrer
Le spectre est instructif : l’énergie s’étale entre 250 Hz et 800 Hz, avec des pics autour de 247, 379, 647 et 764 Hz. Pas de sifflement aigu isolé, pas de tonalité unique qu’on pourrait traiter. C’est un ronflement large bande, mélange de compresseur et de soufflerie. C’est précisément le type de bruit contre lequel les bouchons d’oreille classiques sont les plus inefficaces.
Précaution méthodologique : mesures au micro d’un smartphone, sans calibration certifiée. Les valeurs absolues sont à prendre à ±3 dB près. L’ordre de grandeur et le profil spectral, eux, sont fiables.
Et cette plage recoupe une mesure indépendante. Adam Langumier, qui a testé le même appareil pour Numerama avec un sonomètre logiciel équivalent, relève 62 dBA en instantané sur le mode le plus puissant. Pile au milieu de ma fourchette, et cohérent avec mon relevé haut de 69 dBA. Lui mesurait à pleine puissance, moi en usage courant. Deux tests séparés, deux logements différents mais même résultat.
Le mode nuit ne sauve pas la mise
Dreame met en avant un mode sommeil censé tamiser les voyants et réduire le bruit. Le principe est plutôt malin : la machine ajuste automatiquement la température au fil de la nuit pour moins solliciter le compresseur et faire moins de bruit.
Sur le papier, très bien. En pratique, ça reste bruyant. Le compresseur tourne moins souvent, mais quand il tourne il s’entend. Et surtout, la soufflerie ne descend jamais à un niveau où on peut l’oublier. Après plusieurs nuits, mon verdict est sans appel : dormir dans la même pièce que le P-Wind10 en marche est difficile, sauf à avoir le sommeil très lourd ou à faire partie de ceux que le bruit blanc apaise.
C’est le seul point sur lequel je diverge nettement de Numerama. Leur testeur fait le même constat factuel : ça ne devient pas silencieux. Mais il tranche dans l’autre sens : entre subir la canicule et subir le bruit, il a préféré laisser tourner. Dans les deux cas, la nuit ne sera pas réparatrice.
Arbitrage parfaitement défendable, et la frontière est mince. Dans mes conditions de test (30 °C dehors en soirée) la stratégie « je pré-refroidis et je coupe » suffit largement : l’inertie de la pièce tient jusqu’au matin. Plus haut dans le thermomètre, le calcul change et je comprends parfaitement qu’on préfère le ronflement à l’étuve. Ça se joue à quelques degrés, et surtout à votre tolérance personnelle à 55 dBA en continu à deux mètres de l’oreille.
Encore une fois, ce n’est pas un défaut propre à Dreame. Tous les monoblocs mobiles ont ce problème, le climatiseur étant dans la même pièce. L’alternative (sans trou dans les murs), ce sont les splits mobile comme le Midea Portasplit mais c’est 3 fois plus cher.
Et côté Home Assistant ?
Le P-Wind10 est connecté en Wi-Fi et se pilote depuis l’application Dreamehome. Bonne nouvelle sur le papier. Sauf qu’il n’existe aucune intégration officielle Home Assistant et que Dreame ne documente aucune API publique. Le réflexe habituel, dans ce cas, c’est de sortir le module IR (tel que Broadlink RM4) pour rejouer les trames de la télécommande.
Sauf qu’entre-temps, la communauté a bossé. Un utilisateur du forum Home Assistant a publié en juin 2026 une intégration custom pour ce modèle précis : patgits/hass-dreame-ac, installable en dépôt personnalisé dans HACS. On saisit ses identifiants Dreame et l’appareil remonte tout seul.
Ce qu’elle expose aujourd’hui :
- une entité climate : marche/arrêt, modes
cool/dry/fan_only, ventilation deux vitesses, consigne 16 à 31 °C, température ambiante en lecture seule, oscillation on/off ; - une entité switch pour le mode nuit ;
- la gestion de plusieurs appareils sur un même compte.
Le bémol, et il est de taille : tout passe par le cloud Dreame. Aucun contrôle local, donc dépendance totale à la connexion Internet et aux serveurs du constructeur.
C’est là que le module IR garde tout son intérêt. Pas comme solution de repli, mais comme complément : le cloud pour l’état et le confort, l’IR pour un contrôle qui survit à une panne de Wi-Fi ou de serveur. Avec la limite classique de l’infrarouge : c’est à sens unique, on envoie sans jamais lire l’état réel, donc il faut maintenir un état supposé côté Home Assistant.
La régression d’écosystème qu’il faut nommer
Ce point mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il explique tout le reste. Le P-Wind10 se pilote via l’application Dreame, et non via Xiaomi Home. Ça paraît anecdotique. Ça ne l’est pas du tout.
Les Dreame de la génération précédente, tel que mon robot aspirateur D9, s’appairaient dans Xiaomi Home et parlaient donc MIoT, le protocole de l’écosystème Xiaomi. Ça permettait d’extraire le token local et dialoguer avec eux directement en UDP sur le réseau local, sans passer par le moindre serveur. C’est exactement ce que fait l’excellente intégration Tasshack/dreame-vacuum, qui expose les deux chemins. On peut littéralement couper l’accès Internet de l’aspirateur et continuer à le piloter.
Les nouveaux appareils passés sur l’appli Dreame maison perdent cette porte d’entrée. Le constat est net dans les discussions du dépôt : pour « décloudifier » un Dreame récent, la procédure consiste à réinitialiser l’appareil et à le réappairer dans Xiaomi Home, en perdant au passage réglages, cartes et historiques. Autrement dit, le local n’existe que dans l’écosystème Xiaomi. Le P-Wind10, lui, ne semble pas proposer cette bascule.
Mouvement classique et un peu triste : le constructeur qui gagne son indépendance vis-à-vis de Xiaomi referme au passage la porte que Xiaomi laissait ouverte. Pour l’acheteur lambda, ça ne change rien toutefois pour qui veut une domotique locale et pérenne, c’est une régression franche.
Un excellent climatiseur, un mauvais colocataire de chambre
Un excellent climatiseur, un mauvais colocataire de chambre-
Efficacité de refroidissement5/5 ExcellentRien à redire. La pièce perd plus de 2 °C en cinquante minutes et se stabilise à 22,8 °C alors qu'il fait 30 °C dehors. La déshumidification accompagne le refroidissement et rend l'air nettement plus supportable. Les 9 000 BTU couvrent largement une chambre ou un salon.
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Niveau sonore2.5/5 PassableLe point noir. 54 à 69 dBA mesurés au sonomètre, confirmés par une mesure indépendante à 62 dBA. Le spectre s'étale de 250 à 800 Hz, un ronflement large bande contre lequel les bouchons ne peuvent pas grand-chose. Le mode nuit réduit la sollicitation du compresseur mais la soufflerie reste audible en permanence.
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Design et finition4.5/5 Très bonLignes propres, bandeau soigné, format vertical compact et roulettes souples. Ça reste un bloc de 70 cm avec une gaine qui part vers la fenêtre, mais dans une catégorie où la laideur est la norme, Dreame se place très haut.
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Installation et accessoires3/5 NeutreLe carton contient l'essentiel, mais le kit de calfeutrage ne convient qu'aux fenêtres coulissantes ce qui conviendra à une minorité des logements français. Gaine non rallongeable, 22,3 kg à monter. Rien d'insurmontable, mais prévoyez du budget pour acheter des accessoires en plus.
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Connectivité et domotique3/5 NeutreL'appli Dreamehome donne accès à l'essentiel et le Wi-Fi fonctionne. Une intégration Home Assistant communautaire existe déjà via HACS. Mais tout passe par le cloud du constructeur aux Dreame de l'ère Xiaomi Home qui parlaient MIoT en UDP sur le réseau. Une régression pour qui veut une domotique pérenne.
Ce qui fait mouche dans le labo
- Refroidissement rapide et efficace, 7 °C d'écart tenus avec l'extérieur
- Design réussi pour la catégorie, format compact et mobile
- Intégration Home Assistant communautaire déjà disponible
- SAV réactif et compétent
Ce qui explose en plein test
- Trop bruyant pour dormir dans la même pièce, mode nuit compris
- Mode ventilation inutile : aussi bruyant que la climatisation
- Aucun réservoir d'eau, tuyau obligatoire en déshumidification
- Contrôle domotique dépendant du cloud Dreame
- Soufflage vertical non motorisé



