PS Vita OLED posée sur une couette bleue, avec Cyberpunk 2077 affiché à l’écran.
Accueil / L’AYN Thor m’a donné envie de ressortir ma PS Vita

L’AYN Thor m’a donné envie de ressortir ma PS Vita

En ce moment, je vois passer l’AYN Thor un peu partout. Cette console Android à deux écrans, au format Nintendo DS, me fait de l’œil. C’est elle qui m’a donné envie de ressortir ma PS Vita en 2026.

J’ai déjà une Switch, un PC, une PS5 et un iPad. Sur le papier, mon problème n’est donc pas exactement le manque de machines pour jouer. Mais à force de voir cette console, j’avais commencé à imaginer en avoir besoin. Le cerveau du geek sait produire un argumentaire commercial particulièrement convaincant quand il en est aussi le destinataire.

En regardant ce que je pourrais en faire, j’ai approfondi Sunshine et Moonlight. Et je suis tombé sur quelque chose que j’avais complètement laissé passer : il existe un client Moonlight pour la PS Vita.

La Vita, justement, j’en avais déjà une.

Cyberpunk sur une Vita, oui, mais avec le PC derrière

L’idée était assez simple : faire tourner mes jeux sur le PC et y jouer depuis la Vita. Sunshine s’occupe du streaming côté ordinateur, Moonlight reçoit le flux sur la console et lui renvoie les commandes.

Tout ça suppose évidemment une Vita modifiée pour pouvoir lancer du homebrew et des applications non officielles. Ce n’est pas le sujet de cet article, mais autant le préciser avant que quelqu’un ne cherche Moonlight sur le PlayStation Store.

Évidemment, la Vita n’a pas soudainement développé la puissance nécessaire pour faire tourner Cyberpunk 2077. Le PC fait le travail.

Chez moi, en réseau local, l’expérience est suffisamment fluide pour que j’oublie assez vite que le jeu tourne en réalité sur une autre machine.

J’utilise aussi Vibeshine, principalement parce que je suis un gros fainéant. Il adapte automatiquement la taille de l’écran virtuel côté PC. Je n’ai donc pas à aller bricoler la résolution avant et après chaque session juste pour que le jeu corresponde correctement à l’écran de la Vita.

Ce n’est évidemment pas de la magie : la qualité dépend toujours du réseau et de la machine qui héberge le jeu. Mais une fois la connexion lancée, l’ensemble devient assez transparent.

Et retrouver Cyberpunk sur cette petite portable change assez vite la façon dont on la regarde.

Imaginez Cyberpunk sous la couette. Voilà. Mon argumentaire pour une nouvelle console venait de rencontrer un léger problème.

Cette découverte a surtout été le point de départ d’une exploration plus large. J’étais venu chercher une possibilité de streaming ; j’ai recommencé à regarder les jeux, les applications et les ports disponibles sur la Vita. Et je me suis rendu compte que j’avais largement sous-estimé ce qu’elle pouvait encore m’apporter.

Ma PS Vita OLED : le confort avant la fiche technique

La mienne est une PS Vita 1000, le premier modèle avec son écran OLED.

Cet écran reste un vrai plaisir. Il est plus grand et, à mes yeux, plus beau que celui de ma Miyoo Mini Plus. Mais ce qui fait surtout la différence dans mon usage, c’est l’ergonomie.

Dans mon test de la Miyoo, je signalais déjà que son format compact finissait par me donner des fourmis dans les mains. J’aime beaucoup cette petite console, mais sa taille devient aussi sa limite quand la session se prolonge.

Avec la Vita, je suis plus à l’aise. La prise en main me convient mieux, les commandes sont mieux adaptées à mes mains et l’ensemble donne davantage envie de continuer à jouer.

Pour certains jeux PC, un grip avec L2/R2 est aussi un vrai plus. Il existe même des modèles qui ajoutent L3/R3, même s’ils sont plus rares. Sans ça, certains jeux modernes rappellent assez vite que la Vita n’a pas été conçue avec toutes les commandes d’une manette actuelle.

C’est un détail assez important : une console peut être excellente sur sa fiche technique et rester dans un tiroir. Le confort finit par compter davantage que la liste des systèmes qu’elle sait lancer.

Aujourd’hui, je prends plus volontiers la Vita que la Miyoo. Et ce n’est pas seulement pour essayer des trucs improbables dessus.

Pokémon, Morrowind et toujours Hotline Miami

Je joue essentiellement à des jeux GBA, notamment Pokémon Rouge Feu. Ce qui est assez amusant après avoir passé du temps à regarder des consoles toujours plus puissantes : une bonne partie de mon usage reste parfaitement satisfaite par un Pokémon que je connais déjà.

Mais la Vita me donne aussi accès à des expériences beaucoup moins attendues.

Je joue à Morrowind grâce à ce port d’OpenMW pour PS Vita. OpenMW est une réimplémentation libre du moteur du jeu : le projet adapte ce moteur à la console, en utilisant les données de Morrowind.

Voir cet univers fonctionner sur une Vita reste assez réjouissant. Ce n’est pas seulement une vidéo que je regarde en me disant « tiens, techniquement, ça existe ». C’est quelque chose que je peux lancer sur ma propre machine.

Je joue aussi au port Vita de la version mobile de Call of Duty: Black Ops Zombies. Et j’essaie Super Smash Bros. Melee. Pour ce dernier, il s’agit bien d’un port natif expérimental, pas d’une Vita qui serait soudain devenue capable d’émuler toute la GameCube.

Et au milieu de ces nouveautés, je continue à jouer aux jeux officiels de la console. Hotline Miami reste mon grand favori. Probablement mon jeu préféré, tout court.

Il n’a pas fallu lui trouver un nouveau moteur ou attendre une démonstration spectaculaire pour qu’il mérite encore sa place sur la carte mémoire.

PS Vita en 2026 : une communauté qui continue de surprendre

Quand je parcours les communautés consacrées à la Vita, j’ai l’impression de découvrir quelque chose presque chaque jour : un port, une mise à jour, un outil ou une expérimentation.

C’est cette activité qui me frappe aujourd’hui. Je ne regarde plus seulement le catalogue d’une ancienne console. Je suis aussi ce que sa communauté continue à construire autour.

Le développement assisté par l’IA fait partie de cette vague. Le port Vita d’OpenMW que j’utilise le mentionne explicitement pour le système de compilation, l’analyse et le travail sur les performances.

Ce qui m’intéresse surtout, c’est que ces outils commencent à produire des résultats très concrets sur une console sortie il y a déjà longtemps. Derrière, il reste évidemment des développeurs, des moteurs existants, des bibliothèques et beaucoup de tests : l’IA vient s’ajouter à ce travail, elle ne le remplace pas.

De mon côté, je serais incapable de dire combien de nouveaux ports sont apparus ces derniers mois, mais l’impression d’une scène qui bouge est bien là.

Je suis aussi avec curiosité les démonstrations autour de GTA IV sur Vita et une tentative de port de Need for Speed: Most Wanted de 2005.

Ce sont encore des expérimentations, pas deux jeux supplémentaires que je peux déjà considérer comme acquis. Mais elles donnent envie de revenir voir ce qui avance.

Prometteur ne veut pas dire parfaitement jouable

Il faut quand même garder les pieds sur terre.

Selon les projets et les scènes, certains ports peuvent encore tomber autour de 15 ou 20 images par seconde, avec des ralentissements ou des plantages. Réussir à lancer un jeu et avoir envie d’y passer toute une soirée restent deux étapes différentes.

Le projet Melee annonce d’ailleurs clairement son caractère expérimental et les problèmes possibles. C’est cohérent avec ce que j’attends d’une scène homebrew : des résultats parfois impressionnants, mais aussi des versions qui demandent encore du travail.

Je peux trouver tout cela prometteur sans faire semblant que chaque port est une expérience aboutie. Mon plaisir vient autant des jeux qui fonctionnent bien que de la découverte de ce qui devient possible.

La Vita a encore une place chez moi

Je regrette toujours que Sony n’ait pas davantage accompagné cette console. Elle avait quelque chose de particulier, et la reprendre aujourd’hui me rappelle pourquoi je l’aimais.

Ce qui me donne envie de l’utiliser aujourd’hui, c’est la combinaison de son écran, de son ergonomie, de son catalogue et du travail de sa communauté. Le streaming vient encore élargir cet usage.

L’AYN Thor garde son pouvoir de séduction, surtout pour son double écran et tout ce qu’Android permet d’envisager. Mais avant de lui trouver une place, j’ai retrouvé celle de la Vita.

Et c’est probablement la meilleure surprise de cette exploration : je cherchais ce qu’une nouvelle console pourrait m’apporter. J’ai découvert tout ce que je pouvais encore faire avec celle que j’avais déjà.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut